jeudi 4 février 2010

Faire des recherches iconographiques : des pistes pour le massacre des prétendants

L'enjeu pour le groupe qui va s'atteler à l'épisode 9 (Marine, Natali, Cynthia et Charlène), c'est de parvenir à construire un tableau saisissant dans l'amphithéâtre du Lycée : le spectateur doit être saisi d'effroi et d'horreur et l'image doit être composée de façon à marquer les esprits et à entrer en écho avec le récit du massacre déclamé par une récitante.
Bien sûr, il faut revenir au texte (le massacre occupe la totalité du chant XXII ! Ni Homère ni Ulysse n'y vont pas de main morte).
Mais on peut aussi chercher du côté de la peinture puisqu'il s'agit bien de créer et de composer un tableau, d'organiser des matières, des volu
mes, des couleurs et des formes à partir des corps des camarades.
En tapant "massacre des prétendants" dans Google, on tombe sur des images directement inspirées d'Homère, comme celle-ci, qui provient d'un vase grec du IVème siècle avant J-C et où la profusion et la confusion des corps, l'impression de mouvement et de mêlée chaotique est intéressante à analyser.
Mais une recherche iconographique ne se contente pas d'être littérale. Par association d'idées, on peut aller du massacre des prétendants à celui des Innocents, épisode de la Bible qui a inspiré beaucoup de peintres parmi les plus grands, et où la recherche
d'une expression saisissante de la violence par le mouvement des corps et l'orchestration des volumes et des lignes ne peut qu'inspirer.

On rencontre alors les célébrissimes tableaux de Rubens.
Ce qui nous amène, en élargissant encore d'un cran la recherche et en suivant le fil de nos idées, à une autre célébrissime toile : Guernica de Picasso, où l'expression de la tragédie sanglante a trouvé une apogée.
Bien sûr, collecter des images ne suffit pas : ce qui compte c'est d'analyser les moyens convoqués par l'artiste pour exprimer la violence et de s'en inspirer en les transposant sur le plateau.
Mais cela, c'est votre affaire...

2 commentaires:

  1. Bonsoir,
    je voudrais simplement savoir si nous devons seulement intégrer le texte qui raconte le massacre, ou si nous pouvons également ajouter du dialogue. Je voudrais savoir si il est possible de faire le tableau se peindre sous les yeux des spectateurs?
    Merci

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  2. Gardez juste le résumé du chant. Pas besoin de dialogues. C'est avant tout la superposition du tableau et du récit qui doit créer l'effet horrifique.
    Je ne comprends pas la deuxième question...

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