dimanche 3 avril 2011

Une piste pour les Cassandre : Raymond Depardon et l'hôpital de San Clemente


Devant les Cassandre jeudi dernier, j'ai trouvé que cela devenait très intéressant quand le corps était engagé et investi dans des gestes, des postures, des mouvements non réalistes, un peu étranges, et que leur développement "étrangéifiait".
J'ai songé alors qu'il serait intéressant de travailler et de développer ces partitions de gestes de chacune, quand une Cassandre est en jeu (trajectoire, mouvements), mais aussi lorsque les autres sont en arrière plan, dos à nous - un peu sur l'exemple du geste de la main que propose Jane.
Je pense qu'il serait intéressant qu'elles recherchent le développement d'un geste, d'un mouvement, d'un déplacement, très lentement, très discrètement mais de manière continue et que ce geste dise quelque chose de l'état de claustration, de folie, de désespoir de Cassandre dans l'épisode et entre en résonance avec le texte de premier plan. Et quand elles sont en jeu, que ce geste se poursuive, se développe, bifurque, évolue sur cette "lancée".
J'ai songé au film documentaire (1982) et aux photographies (1978-1979) que le grand photographe Raymond Depardon (à découvrir d'urgence ! Lisez La ferme du Garet, voyez ses documentaires sur la justice, sur San Clemente bien sûr, et aussi les derniers, la série Profil paysan) a consacré à l'hôpital psychiatrique de San Clemente en Italie qui propose une vision de la folie débarrassée de son pathos et de ses préjugés, un regard au plus près de l'humain, de la souffrance mais aussi ouvertement politique.
Voici quelques photos qui pourraient inspirer certains gestes et travail du corps dans ce moment de notre travail.


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