jeudi 2 décembre 2010

Journal de bord de la séance du 02/12


Journal de bord de la séance du 02/12



Première heure:






La séance débute par notre petite réunion habituelle: Tous assis en cercle, carnet à la main. Le professeur introduit une citation de Valère Novarina (citant Maurice chevalier) : « Tu soignes tes entrées tu soignes tes sorties et entre les deux tu fais ton métier ». Or, on peut remarquer que chez Novarina c'est exactement cela! Les « personnages » ne cessent d'entrer et de sortir de la scène et il s'agit entre chacune de ces entrées et sorties de créer des situations avec notre parole mais surtout avec notre corps car comme nous avons pu le remarquer au fil des du travail de plateau le texte de Novarina est un langage du corps personnel, chaque personnage est différent et chaque corps exprime le texte d'une manière différente et qui lui est propre; ce qui nous permet à tous d'offrir au spectateur une représentation de notre propre lecture, le rendant ainsi très « libre ».Ce texte qui jusqu'ici nous posait problème et que nous avions du mal à « habiter » s'ouvre à nous petit à petit ou plutôt nous arrivons de plus en plus à nous emparer de lui corporellement, car c'est par la corps que la parole fait exister le texte. Nous avons fait une petite relecture du journal de bord de Marine et de Charlène sur la séance précédente et en avons marqué plusieurs points intéressants, par exemple le fait de se voir comme un instrument de musique (individuellement) comme si nous étions notre propre instrument. La question que soulève cette idée est donc celle de l'espace scénique: comment placer chaque instrument dans l'espace et comment les accorder afin que le texte continue de s'éclairer? Le professeur à rappelé qu'il était très important de se sentir concerné par le travail collectif et de réussir à pointer nos difficultés et à chercher à les poursuivre et ensuivre le progrès. Le début de notre travail nous permet à toutes d'exister, chacune d'entre nous peut s'approprier le texte ainsi que l'espace, il faut « se bagarrer »! Il est important également de déverrouiller son corps dès le début et de se lancer dans le travail et de ne surtout pas attendre que les autres le fasse pour nous afin de ne pas se sentir en dehors du groupe. Pour cela, il nous a été bénéfique de rappeler que le travail doit aussi se faire en dehors de nos 3heures de travail scolaire afin de pouvoir avancer chacune, car il est difficile de pouvoir s'attarder sur chaque élève. Le théâtre est comme une piscine dans laquelle il faut se jeter et s'y mouiller. Depuis le début de notre travail sur Novarina un thème est abordé: celui des matières (liquides ou autres) et pour moi, le texte représente cette immence piscine remplie de matières, d'images et de sens dans laquelle il faut se plonger entièrement et chercher à se bagarrer avec la difficulté pour s'en dépatouiller et réussir à les surmonter. Nous avons également fait un rappel à la référence qui nous est faite dans le texte de Jane « une furtiva... » car il est important que nous l'entendions et la comprenions bien afin de s'en nourrir. Ensuite, nous avons abordé le sujet du papier, de la peinture et des matières: quelles matières? Comment laisser nos traces? Tant de questions auxquelles seule la pratique pourra répondre, pour cela nous sommes toutes chargés de rapporter des rouleaux de papier peint afin de pouvoir devenir des petits crayons et pinceaux, ainsi on a pu comprendre que chaque élève conserve une tenue de travail et une tenue neuve pour la représentation finale. Le travail nous ressemblera et sera le témoin de notre collectivité et de notre investissement.








Deuxième heure:









Début de la séance pratique à proprement parlé, toutes en tenues blanches et prêtes à peindre la trace de notre avancée dans le travail.



-Essai du scotch sur une élève afin de féminiser le « costume » pour que le spectateur puisse se rendre compte dès le départ que nous sommes toutes des femmes, de plus nous avons décidé d'attacher nos cheveux de manière identique. Pour moi, essayer de toutes être identiques nous permet de nous rappeler que nous sommes tous égaux et ainsi supprimer les différences qui nous tiennent parfois à distance les unes des autres et favorise ainsi le travail et l'investissement collectif. Nous avons repris le travail là où nous nous étions arrêté la séance précédente c'est à dire à la rencontre de l'homme de un et l'homme de nu face aux deux protovolsks. Nous avons pu remarquer que le regard au public pouvait être assimilé au travail du masque et est donc extrêmement important, car il ne faut pas oublier le spectateur et toujours se présenter à lui en lui présentant notre visage sans avoir un regard flottant. Nous avons essayer ensuite de faire apparaître distinctement les moments de jeu collectif et individuel et dans la continuité de ce déroulement nous en somme arrivé à un moment de la pièce où ma partition personnelle n'avait jamais été travaillée, j'ai donc essayer de faire une proposition de jeu mais en réalité je n'avais aucune idée de ce que j'étais en train de faire: je suis s entrée sur la scène pendant la réplique de ma camarade créant ainsi un jeu muet puis après avoir pris mes appuis les mots se sont échappés de ma bouche sans que je ne comprenne l'intention que j'avais de créer un effet précis, j'ai tout simplement dit mon texte sans chercher à le rendre psychologique ou à lui donner un sens particulier mais malgré les rires de mes camarades j'avais l'impression d'être totalement opposée au sens de ma phrase et à la situation, car mon jeu était en décalage total avec le reste du travail et pourtant je sentais que j'étais au bon endroit. Mon jeu étant devenu un jeu de guignol plutôt comique mais qui rappel en même temps les thèmes récurrents de la pièce de Novarina à savoir: la mort, la naissance, le cycle interminable de la vie.



Au fil de la séance nous nous sommes concentrés sur les partitions des chantres qui nous ont rappelé un récit que l'on pourrait raconter à des enfants de cinq ans, nous avons donc tenter de faire exister leur récit corporellement afin de faire vivre le texte. La difficulté a été pour moi de trouver ma place , réussir à trouver mon propre instrument et en quelque sorte de l'accorder avec celui des autres membres du groupe, ainsi qu'à le placer dans l'espace dans le soucis de raconter ensemble car le texte déborde de rythme différents.






Enfin, nous avons travaillé « passage d'un mort » et cela m'a énormément fait penser aux cérémonies d'enterrement hindous pendant lesquelles un cortège accompagne le corps du défunt porté et transporté dans tout le village( donc avec attention et précaution). Je pense que les connotations religieuses sont très présentes dans le texte de Novarina et qu'il est important de les connaître et d'en tenir compte sans pour autant les mimer.

1 commentaire:

  1. Assia dit:
    Monsieur, je n'arrive pas à l'ajouter à celui de morgane du même jour, si vous pouviez m'aider svp.

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