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jeudi 17 mars 2011

Journal de bord du Jeudi 17 Mars.

Etienne Revault "Corde en tête" 1991

Le travail sur le personnage de Cassandre:

Lors de cette séance, nous avons enfin travaillé sur le personnage de Cassandre, qui demeurait pour nous un mystère, tant nous avions du mal à nous imprégner du personnage. Nous sommes donc restées environ une heure sur le plateau, plongées dans la pénombre, à jouer. Nous avions au départ pensé à former un tout, car le personnage de Cassandre nous paraissait devoir être joué de manière unifiée, en groupe pour ne former qu'un seul et même corps. L'idée de briser cette unité nous paraissait vouloir dire briser le personnage et le diviser en plusieurs, soit perdre sa force. Mais on s'est rendu compte en réalité que la force de ce personnage était justement sa multiplicité (largement involontaire) notamment due à son emprise par les Dieux (Apollon) et donc son enfermement dans cette folie qui l'habite. Ainsi nous avons essayé pour la première fois d'être chacune enfermée dans cette terreur qui caractérise le personnage, et de jouer à distance les unes des autres. Nous devions nous fondre dans la pénombre en étant contre les rideaux de façon à ne laisser apparaître que nos têtes en contraste et réagir aux paroles des autres Cassandre. L'attention demandée est d'autant plus grande qu'il nous a fallu écouter avec une attention extrême les autres Cassandre, jusqu'à leur respiration, et s'entraîner à être le plus possible en symbiose, en fusion, afin de ne faire plus qu'un avec nos différentes particularités. Nous fonctionnons par "couple" de Cassandre et enchaînons des petites parties de textes les unes après les autres, j'ai été assez surprise du résultat de cette expérience, je suis en couple avec Agnès et nous étions tellement concentrées l'une sur l'autre, et tellement enfermées dans la folie du personnage que nous avons eu la même réaction. Nos gestes ont commencé à être assez similaires, nous étions chacune contre un rideau et nous nous sommes tournées vers le centre de la scène de la même manière, en nous écoutant, nous nous complétions tellement que nous agissions de la même façon.
Le fait de s'entraîner, d'écouter à plusieurs reprises le texte de chacune d'entre nous nous a permis de rentrer dans le personnage beaucoup mieux que si on pratiquait seule. Le personnage est défini par sa folie, et cette folie est accessible de manière bien plus évidente si l'on travaille ensemble. Je pense que la pénombre, notre présence à toutes et l'assemblage du texte nous a permis d'entrer dans l'isolement du personnage, toutes ensemble, par la compréhension et l'adhésion au texte de chacune d'entre nous. C'est une Cassandre mise à nue et aveuglée par ses visions qui s'est dégagée de notre interprétation. Elle est enchaînée à ses souvenirs terribles de la destruction de Troie, puis à ses visions imposées par Apollon, et enfin par sa peur et son désespoir. C'est le cheminement des états de Cassandre et l'image choisie (ci-dessus) la représente bien selon moi. Elle se met à nu, en se confiant, en dévoilant toutes ses visions, toute son histoire, mais reste enchaînée, vouée à son destin.
Jane
Comme à notre habitude nous avons parlé en cercle à la première heure des problèmes administratifs ou encore les journaux de bord. A retenir: lorsque l'on installe la bâche c'est comme si c'était la page blanche dont Novarina parle; c'est comme un rituel, on doit en prendre grand soin, jusqu'à faire attention au son produit.
Par ailleurs nous avons parlé de la maîtrise de soi lors des « accidents », du à un changement de contrainte (comme pour les Cassandre) : c’est ce moment là qui est le plus intéressant, tant pour le spectateur que pour l’acteur. « Au théâtre on prend des risques mais pas de dangers ». Malgré la peur il faut prendre du plaisir. Tout le monde connaît le texte mais tout dépend de l’interprétation que l’on en fait. Novarina dit que le texte doit être « sur-su », pour ainsi savoir inventer et réinventer, ne pas refaire les mêmes choses, mais créer, proposer, il faut aller jusqu’au bout des propositions, gestes, mouvements… Le public doit être émerveillé mais il faut aussi se découvrir soi-même.
Nous avons ensuite évoqué la question de l’insertion de Matamore et de la fin de la représentation. Ne pas oublier que Matamore n’existe que dans le langage (Rapprochement avec les Machines de Novarina ?..). On ne cherche pas une cohérence narrative mais dramaturgique ; il faut qu’il y ait un sens. Après l’émotion forte des spectateurs, suite au dernier épisode (Clytemnestre et Egisthe), nous pourrions nous relever (et on entendrai l’éloge du théâtre faîte par Alcandre), c’est alors que l’on participera à « l’Illusion Comique », le spectateur croit à ce qu’il voit puis éprouve la même sensation que Pridamant quand Clindor, qu’il croyait mort, se relève.
En deuxième et troisième heure nous avons travaillé les Cassandre et Clytemnestre et les cadavres sur le plateau.
En plus des contraintes précédentes, (à savoir faire une entrée seule et discrète, effectuer une trajectoire dans l’espace, laisser son corps guidé par le texte et aller au bout de ce que l’on a amorcé), nous en avons pris une nouvelle pour les Cassandre : il faut pouvoir se dire que l’on va mourir dans un quart d’heure en quelque sorte. Pour ma part cela m’a beaucoup aidé, j’ai bien senti en moi cette émotion horrible, savoir qu’au bout du couloir c’est la mort, être condamnée, cette angoisse pesante, mais inutile, car il ne sert a rien de fuir... Je trouve que cet épisode est de mieux en mieux ! Tant pour moi que pour l’ensemble des six filles, nous nous laissons plus guider par le texte et nous sommes bien plus à l’écoute les unes des autres, même si évidemment nous pouvons encore faire mieux. Je pense aussi que la question de la transe est à revoir, à approfondir, il faut vraiment aller au bout des mouvements et assumer tous les gestes et enfin arriver à montrer aux spectateurs que l’on a des visions…
Pour finir je trouve aussi que l’épisode de Clytemnestre et des cadavres est bien mieux ; même si la musique est forte en émotions il faut savoir être au dessus, et ne jamais oublier de ne pas se pencher mais toujours rester droite ; Clytemnestre est une reine, presque une déesse (fille de Zeus), elle doit donc rester forte et garder une certaine dignité, et ce malgré le crime accompli, il doit être assumé.
Agnès

lundi 14 mars 2011

Abandonner Odette, laisser Odile prendre toute la place...


Un petit message pour vos parler d'un film qui m'a complètement retourné : au titre vous avez deviné que c'est du bouleversant Black Swan dont il est question.
Si vous ne l'avez pas déjà vu, courrez, vite vite ! C'est un film clef pour nous à mon avis. Mis à part le fait que c'est un chef d'oeuvre, Nathalie Portman nous donne une magistrale leçon d'art, d’interprétation. Plus le film progresse, plus cette phrase me taraudait : "Il faut mourrir avant de monter sur scène." C'est Sir Nono qui disait celà il me semble. Jusqu'à présent cette phrase, je la comprenais (et vous aussi j'en suis sure !) mais avait un peu de mal à la vivre, c'est normal, nous sommes encore toute assez jeunes ! Dans ce film, c'est évident. Elle s'effrite petit à petit, elle s'oublie, Odette et Odile se battent bec et ongle. C'est Odile qui doit habiter Nina (le nom de son personnage), et non le contraire. Je ne voudrais pas vous révelez la fin, donc allez le voir, et la fin est pour moi évidente, quoique intolérable pour nous jeunes théâtreuses (mais c'est en celà qu'il est beau!). Il n'est pas question pour nous d'atteindre les extrêmes du film, néanmoins nous devons oublier cette enveloppe qui nous empêche de crier, de grogner, de ramper, d'aboyer, de gémir, de voler ! que sais-je.. Nous sommes déjà dans cette phase de travail depuis longtemps, très avancée pour la plupart d'entre nous, que ce soit pour Novarina et Eschyle, mais ce film nous incite à l'humilité et à l'abandon : nous ne faisons pas de l'art, mais c'est l'art qui nous fait. Si nous sommes trop imperméables à lui (comme les plumes d'un cygne!), tout sonne creux.
Tout est mort.
Je suis parfaitement en accord avec ce que dit Margot.
J'ai moi-même vu le film, et pour ma part j'en fais un grand rapprochement avec le personnage de Cassandre.
Nina (Natalie Portman) désire plus que tout obtenir le rôle du "Swan Queen", incarner à la fois le cygne blanc et le cygne noir. Elle veut être parfaite, mais cette obsession la conduit à la folie et à faire beaucoup d'imprudences.
C'est dans la très bonne interprétation de Natalie Portman que nous (les Cassandre) pourrions aller chercher. Cela m'a beaucoup apporté. On voit la folie dans ses expressions, sur son visage, elle voit des choses que les autres ne peuvent partager, elle s'imagine des scènes, elle a des apparitions...
Dans mon texte je le repporte par exemple au "Ces portes, je les appelle les portes de l'enfer", il n'y a que Cassandre qui voit ces portes; ou encore lorsque Nina essaye d'enlever le sang de ses mains (sang qu'elle est seule à voir encore): "Je souhaite un coup qui frappe là où il faut pour que, sans convulsions, coule au dehors de moi le sang qui fait si bien mourir"..

C'est une bonne chose que de vous conseiller d'aller voir le film, même si certaines pourraient parfaitement ne pas aimer (intrigue ou autre), au moins allez-y pour le jeu de la comédienne (oscar de la meilleure actrice 2011 !).
Agnès

jeudi 6 janvier 2011

Journal de Bord du 6 Janvier 2011.

Lors de la première heure nous avons discuté de la séance précédente et nous sommes revenus sur un problème concernant la partition des Chantres. Par le biais de leur texte, le reste des personnages illustrent leurs paroles, et elles en disent beaucoup. Mais que se passe-t-il pour elles lorsqu'elles n'ont plus de texte? Voilà la question que nous nous sommes posée. Nous y avons finalement répondu de manière assez simple, en disant qu'il était très important d'être toujours en jeu. Et que donc, dans ces conditions, même sans texte, les Chantres devenaient personnages anonymes participant grâce à leur attention et leur réaction au jeu en cours. Car ce qu'il est important de souligner est que nous sommes continuellement dans une position d'ensemble, aucun personnage Novarinien ne peut fonctionner seul, de la même manière que la pièce nécessite de notre part une unité. Car lorsque l'on est pas acteur on est choeur et vis versa.
Sur la deuxième heure les choses sérieuses commencent. Tout d'abord par l'installation de "la toile" qu'on a pensé remplacer par du tissus (dans les épisodes à venir), mais pour l'instant on accroche nos laids de papier les uns aux autres et les résultat est plutôt très satisfaisant pour la première fois. Nous avons restreint la peinture à trois couleurs, le marron pour la terre, le vert pour la végétation et le bleu pour la mer. Nous nous sommes fixé un objectif qui est de jouer en respectant l'emplacement de chacune des couleurs en fonction de cette carte imaginaire de la Grèce:



Évidemment nous avons été contraints de la simplifier quelque peu, mais à l'aide de légers tracés sur la toile blanche nous avons pu nous repérer et respecter les limites. C'était plus intéressant d'avoir des "règles" pour se déplacer, d'avoir une sorte de consigne. Nous avons même trouvé ça plutôt rassurant, comme si nous étions encadrés, accompagnés par ces lignes qui nous dictaient comment faire, vers où aller. Nous devions rester très précises dans nos mouvements, et nos pas étaient d'autant plus conditionnés, mais j'ai trouvé que nous nous agitions moins, que nous étions plus concentrées, comme si nous avions été des équilibristes sur un fil. Cela nous a fixé un objectif, celui d'atteindre l'autre bout, et d'effacer les traces. Je m'explique: la dernière fois nous avions beaucoup de couleurs et nous piétinions dans tous les sens mais rien n'était apparu, le résultat ressemblait à un dessin d'une classe de maternelle qui peint avec les pieds pour la première fois. Nous avions été plusieurs à être découragées et très déçues par toute cette mise en oeuvre si engagée et finalement sans réel but. Alors qu'aujourd'hui nous avons comme objectif de construire quelque chose, et même si nous nous laissons aller au jeu et dans nos déplacements, nous avons un réel point final à atteindre. Il ne s'agit plus d'un méli mélo de couleurs sans significations mais d'un réel travail de peintres, d'acteurs, de géographes. Et cette concentration dans l'espace et dans les couleurs nous a permis d'être plus imprégnées de nos rôles et ainsi nous sommes parvenues sans s'en rendre compte et sans y prêter la moindre attention que les traces de pieds avaient disparues pour devenir des traînées de peinture, des traces, presque des glissements. C'était tout aussi amusant et bien plus intéressant. De plus nous avons utilisé la peinture autrement, avec de réels gestes sous de vraies actions. Par exemple pour dessiner des îles sous forme de croix, pour peindre un visage, ou encore pour s'échanger des objets fantastiques. Donner un autre sens à la peinture que celui de faire de la couleur nous a permis d'être plus en osmose avec elle et de se détacher de cette fonction première qui fascine mais qui resserre son utilisation. Je trouve que nous en avons fait un usage plus intéressant, plus réel et davantage parlant. Ainsi nous avons mieux compris dans nos gestes à quoi servait la peinture, elle devient du maquillage, un objet merveilleux (mais moins fantastique, plus concret), une île ... De plus, elle nous a éclairé véritablement sur la suite de notre travail, nous avons vu naître la Grèce sous nos empreintes, nous avons dessiné une Clytemnestre sous un masque marron, et c'est finalement l'obstacle de la peinture qui permet de libérer la succession et la signification des choses. Nous ne sommes plus désormais des ouvriers du drame ridicules et multicolores mais des acteurs peintres qui ont l'air de savoir où ils vont, qui suivent une route, qui tracent un chemin. Je trouve que tout s'éclaire, que nous sommes d'autant plus à l'aise et plus rassurées. En une séance, beaucoup des choses que nous avions du mal à comprendre ont pris forme et sont même devenues concrètes. Clytemnestra portera ce masque marron qui la différenciera des autres personnages, et nous avons déjà une ébauche du monde que nous construirons pour continuer. Cela me paraissait impossible et catastrophique à la fois de m'imaginer à quoi ressemblerait Agamemnon la dernière fois que nous avons utilisé la peinture, j'avais l'impression qu'avec cette peinture et ces couleurs nous allions casser la tragédie en insérant cette influence comique et ludique qui n'appartient qu'à Novarina. Mais maintenant que nous avons tracé une carte, que nous distinguons la mer de la terre et des forêts je sais où nous allons jouer Agamemnon, et je trouve que c'est rassurant de savoir où on va et où on est. Nous avons enfin été vers un résultat qui possède un sens, bien qu'il puisse être encore et toujours amélioré. C'est d'ailleurs après cette séance que nous avons pu dire que nous avions atteint le "bon endroit", le début de L'Acte Inconnu est fixé et en place. Nous avons beaucoup évolué en deux séances, grâce aux structures que nous nous sommes posées et à la concentration, l'équilibre et la précision dont nous avons su faire preuve, en étant plus en confiance. Même cette espèce de rétrospective qui nous donne l'impression de nous voir en train de jouer et nous bloque par peur du ridicule disparaît, car nous avons un autre objectif que de "paraître", nous devons construire.
Jane
Durant la première heure, nous sommes revenus sur la séance d'avant les vacances. On constate clairement que nous faisons beaucoup plus un travail de groupe. Cynthia (qui a le rôle du Chantre 1), parle de la présence sur le plateau, la présence muette. Ce que nous retenons de ce point : Que faire lorsqu'on est à vue, en jeu mais pas dans l'action principale ? --On est toujours en jeu, présente, concentrée, à l'écoute des autres; personne n'est "inutile". Tout d'abord on se doit évidemment d'être à l'écoute des autres, mais on peut aussi réagir à ce que font les protagonistes, être ouvert à ce qui se passe; il faut être en "connexion" avec les autres. Le théâtre est un art collectif.
Nous nous sommes aussi posé la question du support pour la peinture (plutôt par soucis économique). On en est donc venu à proposer du tissu, un drap blanc, pour y dessiner la carte (à essayer dans quinze jours).
Ensuite, en deuxième heure, nous avons installé la bâche et les grandes feuilles. Nous étions aujourd'hui dans l'optique de dessiner la carte (seulement trois couleurs ont été conservées : le marron, le bleu et le vert). Les premiers traits ont été dessinés au crayons à papier (très grossièrement). J'ai trouvé cette "contrainte" très judicieuse, cela allait obliger à faire attention de bien différencier la terre, l'eau... Et cela a effectivement très bien rendu. Je découvrais beaucoup plus une carte (alors que le travail effectué avant avec la peinture avait été plutôt décevant). Je pense que le fait d'avoir eu un objectif bien plus précis et le fait de n'avoir que trois couleurs ont beaucoup aidé, je trouve que nous avons beaucoup progressé, et maintenant que nous savons mieux vers où nous nous dirigeons, le travail est d'autant plus intéressant.
Avant le texte du Déséquilibriste, les filles ont déambulé (sans peinture sous les pieds) sur les pages blanches pour visualiser à l'avance la trajectoire qu'elles allaient effectuer lors du "défilé" des personnages appelés. Cela a rendu quelque chose de très beau, comme en vue d'un rituel; il a donc été décidé de garder cette déambulation, de ne pas mettre tout de suite la peinture sur les feuilles blanches, mais à la réplique d'Alice : "Le théâtre est vide. Entre Adam, il sort". Ensuite nous avons continué le texte comme les dernières fois. Et c'est à la réplique d'Elodie ( "Quels sont les peuples qui ont le plus commis d'actes répréhensibles [...]") que nous arrêtons le texte de Novarina pour celui d'Agamemnon.
Je trouve que le texte devient beaucoup plus concret, et la performance physique s'améliore beaucoup. La peinture donne du jeu, de la présence, on semble comme ancrée dans le sol. Même si avec la peinture on se concentre moins sur le texte, il est moins bien clamé. On a bien l'impression d'être en rapport avec la pensée de Novarina, une fois devant les feuilles peintes on se rend bien compte que quelque chose se créé, on a beaucoup plus l'impression de "carte", je pense du fait qu'il y ait moins de couleurs. J'ai la sensation d'avancer vraiment dans le travail.
Agnès Pérez

jeudi 9 septembre 2010

JDB 1ère séance

J'ai beaucoup apprécié l'exercice des prénoms en troisième heure; nous devions faire un son avec les lettres de notre prénom puis de notre nom de famille. Au fur et à mesure que l'on disait les lettres, elles s'assemblaient et pouvaient former un mot, et dans ce cas là on pouvait « mimer » le mot obtenu. J'ai trouvé cela très intéressant car il y avait souvent un réel investissement du corps, les mots traversaient le corps.

Quand les autres passaient je m'imaginais ce qu'elles pouvaient dire et/ou faire, mais elles inventaient autre chose, qui était tout aussi drôle. Il est vrai que nous avons beaucoup ri pendant l'exercice.

Avant mon passage j'avais quelques idées mais une fois sur scène je ne les ai pas utilisées; j'inventais au fur et à mesure que les sons venaient.

Cet exercice m'a mise en confiance, ce n'était pas évident de passer dans les premières dans cette improvisation, mais j'ai pu constater que les autres ont beaucoup ri, j'ai été très à l'aise.

Agnès Pérez