lundi 31 mai 2010

RUSH HOUR !

Affiche de Morgane
Affiche d'Alice 1
Affiche d'Alice 2
Ca y est : tout s'accélère !
Le théâtre est un art de l'urgence...
Je poste ici les affiches format A4 d'Alice et de Morgane (mais pas les grands formats, mon scan ne veut pas... ni celle de Clémence, qui est très réussie aussi, n'a pas le bon titre et contient une faute d'orthographe problématique sur le nom d'Homère, transformé en héros de dessin animé...). Je les trouve super toutes les trois.
Je veux bien d'autres propositions (je note les affiches qu'on me rend...) pour celles qui auraient "oublié" de me les confier ce lundi...
Ce serait bien de faire un flyer à partir de l'une d'entre elles (ou même de plusieurs) : un format A5 recto/verso avec au verso l'affiche format réduit de moitié (A5 = 1/2 A4) et au verso un court texte de présentation, une sorte de note d'intention qui explique rapidement les extraits retenus (peut-être la liste des épisodes représentés ?) et le parti pris de m/s (le côté "raconté par Pénélope(s)", la déambulation ?)
Ce doit être en N/B.
Il faut le faire vite et me le donner pour que je le fasse photocopier : l'idée est de le distribuer après la bande annonce apéritive et, éventuellement, en guise de programme au moment des représentations.
QUI S'Y COLLE ?

Autre chose : Demain, TEMPÊTE DANS LA SALLE POLY : pensez à apporter de quoi faire souffler tous les vents de Poséidon !

mercredi 26 mai 2010

Sortie Cartoucherie : rdv 11h30 dimanche !

Les informations pour se rendre au théâtre du Soleil, à la Cartoucherie de Vincennes :


Afin d’éviter les embouteillages qui sont fréquents y compris dans le bois de Vincennes, notamment le samedi et le dimanche, nous vous conseillons d’utiliser autant que possible les transports en commun :

En métro : "Château de Vincennes", sortie en tête de train vers la gare d’autobus où notre navette (qui stationne le long de l’avenue) fait son premier voyage 1h15 avant le début du spectacle, et le dernier, 10 minutes avant. Pour nos amis étrangers peu familiers de notre langue, le mot navette ne désigne pas ici un petit bateau, ni un élément de notre métier à tisser, ni un pousse-pousse, mais un autobus avec une pancarte "Cartoucherie" qui fait plusieurs voyages aller-retour avant et après le spectacle.

Sinon, autobus 112 jusqu’à l’arrêt "Cartoucherie".
Attention, si vous empruntez le bus 112, et si vous êtes muni d’un passe navigo zone 1 et 2, sachez qu’il vous faudra acheter dans le bus un ticket pour vous rendre à la Cartoucherie, qui, malgré sa situation dans le Bois de Vincennes, c’est-à-dire dans le 12ème arrondissement de Paris, se trouve en zone 3.
Les contrôles sont très fréquents et "impitoyables".

Vous pouvez calculer votre itinéraire RATP en suivant ce lien (inscrivez CARREFOUR DE LA PYRAMIDE, PARIS pour l’adresse d’arrivée)

En vélib’ : Station au métro Château de Vincennes. Déposez votre vélo en face de l’entrée principale du Parc Floral, route de la Pyramide. Puis 9 mn à pied pour rejoindre la Cartoucherie.

En voiture (si vous ne pouvez vraiment pas vous en passer !!!) Esplanade du Château de Vincennes puis suivre la signalisation. Un parking arboré (et gratuit…) est à votre disposition à l’intérieur de la Cartoucherie.

Un plan est disponible sur ce lien : http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/bienvenue/pour-venir-a-la-cartoucherie

jeudi 13 mai 2010

Klaxon, trompettes et pétarades de Dario Fo mis en scène par Marc Prin : la rencontre !

Dario Fo
Je vous confirme que Marc viendra accompagné de la traductrice de la pièce de Dario Fo pour parler de leur travail d'adaptation et de son projet de mise en scène,
le lundi 31 mai de 9h30 à 10h30
Il faut absolument avoir lu la pièce (à télécharger sur viescolaire.net) et avoir préparé des questions sur tout ce que vous voulez relatif à Dario Fo, à la pièce, à son contexte historique et politique, à la traduction, à l'adaptation, au projet de mise en scène (distribution, scénographie, décors, costumes, musique, etc.), à la farce, etc.
Vous trouverez une première présentation du projet dans la brochure du théâtre :
Je compte sur vous pour que cette rencontre soit fructueuse et intéressante.

Le titre...

Après une longue et disputée délibération avec Marc, nous avons retenu le titre suivant pour notre chef d'oeuvre :
Ulysse raconté par Pénélope(s)
A vos affiches !

lundi 12 avril 2010

To the happy few : Klaxon, etc.

Stendhal dédiait ses romans "to the happy few", c'est-à-dire aux quelques uns qui pourraient selon lui en comprendre pleinement la profondeur et les non-dits, qui partageraient sa sensibilité et qu'il regardait comme de précieux amis.
L'expression est passée dans la langue courante pour désigner un petit cercle de privilégiés qui partagent un secret commun. C'est-à-dire : nous ! Je veux dire : vous !
En effet, Marc prépare pour le mois de novembre prochain la mise en scène d'une pièce inédite de Dario Fo qu'il a fait traduire et qu'il a adaptée : Klaxon, trompettes et pétarades au théâtre de Nanterre. Nous irons bien sûr voir son travail la saison prochaine.
En avant-goût, et par privilège donc, c'est cette farce politique décoiffante que je vous propose de télécharger sur le site viescolaire.net à la date du 10 mai.
de lire,
puis d'étudier ensemble en écho à La Farce de Maître Pathelin, matrice moyen âgeuse de toutes les farces françaises, à lire en édition bilingue (éd folio classique, trad Michel Rousse).
Je vous annonce en guise de scoop que j'ai demandé à Marc et à sa traductrice de venir nous rencontrer un lundi matin (probablement le 24 mai) pour nous parler des questions d'adaptation et de son projet. Il a accepté le principe.
Quel grand seigneur !
Tou(te)s en choeur : Merci Marc !

dimanche 11 avril 2010

Tissus Banquet

Bonjour,
Voici quelques tissus que je suis allée chercher chez Mondial Tissus hier pour la scène du Banquet chez Alcinoos.
Je pensais mettre celui avec les têtes de Boudha sur les rideaux du fond ... ?!

Voilà voilà.

Ce tissu pour accrocher au rideau noir du fond de la salle Poly







lundi 5 avril 2010

La Reine, Banquet chez Alcinoos - Episode III



Un petit aperçu de la future Reine d'Alcinoos...
Des idées de costumes pour le Roi (Nataly) ?
Des remarques sur le choix du costume de la Reine ?

J'étais partie sur l'idée d'une Reine avec une natte ! Oui, je voulais vraiment cette fichue natte... Mais, manque de cheveux, j'ai trouvé une perruque, une perruque "grecque". J'y ai ajouté le petit ruban doré (sois dit en passant, trouvé par hasard !). J'ai rajouté quelques accessoires sans trop en mettre non plus... Ma robe est rouge et longue, je l'aurais plutôt consacrée à une Médée plus qu'à la femme du Roi Alcinoos, mais j'aime le côté "rouge terre" qui, à mon avis, colle assez bien avec l'image que "l'on" peut se faire des Grecs !
Pour le maquillage... Je voulais à la base quelque chose de bronze, mais le résultat était moyen, on ne voyait pas beaucoup, et cela m'écrasait terriblement le regard... J'ai opté pour du doré, qui rappelle le côté Riche, Reine, et qui claque un peu ! Un petit trait d'eye liner marron pour rehausser tout ça, un peu d'ombre à paupière marron pailleté et noire sur les côtés et voilà. C'est plutôt "sobre" mais ça rend bien. J'ai associé le marron au doré pour faire comme un petit rappel de la robe !

Des questions ?

mercredi 17 mars 2010

LA SCENE DU MASSACRE : LES PHOTOGRAPHIES DE CINDY SHERMAN

Le tableau du massacre des prétendants abordé hier est prometteur. Il sera d'autant plus réussi que la vision des cadavres sera saisissante pour le spectateur, créera un malaise mêlé d'effroi : oeil figé, corps démantibulé, etc.
Dans cette optique, le travail de la photographe contemporaine américaine Cindy Sherman (elle est née en 1954) peut constituer une source d'inspiration.
La spécificité de son travail, c'est qu'elle se met soigneusement en scène en s'affublant de postiches, perruques, maquillages dans des compositions dérangeantes qui questionnent notamment la place assigné à la femme et la part du simulacre et du masque dans la société et les mass-médias contemporains.
Sa série des Untitled Film Stills (1978), où elle pastiche les photographies de plateau des films américains de série B des années 1950 peut nourrir votre imaginaire et vos propositions.
Mais il est intéressant de découvrir son travail, au-delà même du prétexte de notre création, tant elle fait partie des plus grands photographes et artistes de sa génération. Sa récente série de Clowns, par exemple, est très puissante : elle provoque un rire grotesque, un rire étranglé, un rire d'effroi.

samedi 13 mars 2010

Casimir et Caroline par Demarcy-Motta : quelques pistes pour l'analyse de spectacle

Les pistes ci-dessous ne sont pas exhaustives mais elles sont incontournables.
Elles confirment qu'il est décisif de posséder un bagage culturel et esthétique suffisant pour percevoir les références, allusions, citations à certains mouvements ou artistes que manque rarement de ménager une oeuvre artistique pour en mesurer les effets et les enjeux de signification et mieux en comprendre l'intention.
1. La question du contexte historique
Il devrait être possible de montrer que Demarcy-Motta, contrairement à Koek/Simons, prend le parti de bien ancrer la pièce dans son contexte historique : celui de l'Allemagne du début des années 1930, notamment à travers les costumes (cf les costumes des deux policiers, d'Eugène, etc.) et des allusions très précises à l'art de l'époque (la séance de cinéma renvoie à un mouvement artistique que je vous laisse le soin d'identifier), à l'esthétique des années 1930 (le jeu des ombres, etc...) voire à des artistes précis (les noms de Lang et Murnau sont cités, montrez que le personnage d'Eugène renvoie à M le maudit, film culte de Lang qui date de 1931 t qu'il est impératif d'avoir vu au moin sune fois dans sa vie).

Peter Lorre dans M le Maudit, Firtz Lang, 1931

2. La question scénographique

Décrivez le dispositif scénographique.

Montrez la différence des partis pris scénographiques concernant la représentation de la foire et des attractions foraines entre Simons et Koek d'une part et Demarcy-Motta d'autre part : quelle(s) place(s) nouvelle(s) tiennent les attractions, les manèges, les échoppes et le moment de l'exhibition des monstres de foire ? Comment interprétez-vous ce choix ?

Il est intéressant aussi de réfléchir sur l'importance de certains figures géométriques dans la scénographie : montrez notamment l'importance du cercle, figure particulièrement déclinée, et commentez sa signification.

Commentez l'épisode du cheval.

L'échafaudage qui occupe le fond de scène est surmonté de fils barbelés : comment l'interprétez-vous ?

3. La musique, le son, les chansons

Quelle place tiennent-ils dans la pièce ?

Les chansons vous paraissent-elles apporter joie, harmonie, légèreté ?

SCOOP : la chanson de la comédie musicale

A parler/chanter à la manière de Jacques Demy...

Pénélope
Le saisissement est dans mon âme,
Je ne puis prononcer un mot ni questionner
Ni même le regarder en face

Ulysse
Parce que je suis sale et couvert de haillons,
Elle ne peut me respecter ni croire que c'est moi

Pénélope
Mais, si c'est vraiment Ulysse...

Ulysse
Parce que je suis sale et couvert de haillons,
Elle ne peut me respecter ni croire que c'est moi

Pénélope
Mais, si c'est vraiment Ulysse rentré chez lui,
Nous nous reconnaîtrons l'un et l'autre sans difficulté
Car il est entre nous certains signes cachés
Que nous sommes seuls à connaître.

Ulysse
Parce que je suis sale et couvert de haillons,
Elle ne peut me respecter ni croire que c'est moi

Pénélope
Malheureux, ce n'est point indifférence ni hauteur
Ni dépit de ma part : je sais ce que tu fus
Quand tu quittas Ithaque sur la barque aux longues rames

Ulysse
Ô femme !

Pénélope
Portez le lit solide hors de la chambre
Garnissez-le de toisons, de manteaux et de draps chatoyants.

Ulysse
Femme, ce mot que tu as dit m'a meurtri l'âme.
Qui donc a déplacé mon lit ? C'eût été malaisé
Même au plus habile homme...

Pénélope
Ne m'en veux pas Ulysse...

Ulysse
Car il est un secret dans la structure de ce lit:
Je l'ai bâti tout seul
Dans la cour s'élevait un rejet d'olivier feuillu
Dru, verdoyant, aussi épais qu'une colonne.
Je bâtis notre chambre autour de lui,
De pierres denses, je la couvris d'un bon toit.

Pénélope
Ne m'en veux pas Ulysse...

Ulysse
Je coupai la couronne de l'olivier
Et en taillant le tronc à la racine, avec le glaive
Je la planai savamment et l'équarris au cordeau
Pour faire un pied de lit

Pénélope
Ne m'en veux pas Ulysse...

Ulysse
Pour l'achever, je polis le reste du lit
En l'incrustant d'argent, d'ivoire et d'or.
Voilà le secret dont je te parlai ;
Mais je ne sais si mon lit est encore en place,
Ô femme, ou si déjà un autre, pour le déplacer,
A coupé la racine.

Pénélope
Ne m'en veux pas, Ulysse, toi qui fut toujours le plus sensé des hommes :
Les dieux nous ont élus pour le malheur,
Nous enviant la douceur de rester auprès l'un de l'autre
Pour goûter la jeunesse et atteindre le seuil de l'âge.
Et aujourd'hui, ne va pas te fâcher ni me blâmer
De ne pas t'avoir tout de suite ouvert les bras !
En effet, tout au fond de moi, mon coeur toujours
Redoutait que quelqu'un ne vint ici pour me tromper
De ses discours : il en est tant qui ne pensent qu'à mal !
Maintenant que tu m'as décrit le signe indubitable
De notre lit qu'aucun mortel n'a vu,
Mon coeur est convaincu.

Ulysse
Ô femme, viens, allons au lit, pour qu'enfin
Etendus, nous goûtions aux douceurs du sommeil...

Pénélope
Ton lit te recevra aussitôt qu'il plaira
A ton âme !